Comment décoder les pleurs inconsolables de mon bout’chou ?

Laudavie

 

Décoder les pleurs inconsolables qui nous angoissent tant, nous les parents.

Pleurs du soir, inconsolables, incompréhensibles… Que se passe-t-il ?
Gérer les pleurs des premiers mois de bébé n’est pas toujours très simple.
Mathilde se confie sur ses difficultés à accepter et comprendre les pleurs de son bébé.

 

Une grossesse idéale

Après une grossesse idéale, petit Léo pointe enfin le bout de son nez. C’est mon premier bébé et malgré mon appréhension, tout se passe à merveille. Les 4 jours passés à la maternité me permettent de faire sa connaissance, de me reposer et de recevoir de nombreux conseils de la part des sages-femmes. Rythme des tétées et du sommeil, gestes pour la toilette… Je suis parée pour rentrer à la maison et affronter notre nouvelle vie.

Des premières semaines sans encombre

Les premières semaines se passent sans encombre. Mon bébé est calme, il boit son biberon doucement et selon les quantités indiquées pour son âge, il prend du poids, il dort beaucoup. Nous sommes aux anges devant ses premiers sourires. C’est le calme avant la tempête !

Le début de l’incompréhension

Quand Léo a eu 2 mois, il a commencé à beaucoup pleurer le soir… tous les soirs ! Ces épisodes se sont installés et se sont transformés en longues périodes de pleurs jusqu’à une heure tardive. Nous manquions tous de sommeil.

Chaque soir, aux alentours de 18 heures et durant de longues semaines, Léo semblait souffrir, son visage devenant tout rouge, ses petits poings serrés, son front plissé…seuls le câlin et la tétine parvenaient parfois à le calmer.

Je me posais 1000 questions. Est-ce la faim ? A priori non, les pleurs arrivant peu de temps après la tétée. Souffre-t- il d’un inconfort digestif alors ? Je veillais à ce qu’il fasse bien son rot, n’ait jamais sa couche sale, qu’il n’ait pas non plus trop chaud ni trop froid, que ses vêtements ne soient pas trop serrés. Est-ce la peur ? Je ne comprenais pas d’où pouvait naître une telle inquiétude…pour en avoir parlé ensuite avec d’autres mamans dans la même situation, j’ai compris combien nous sommes toutes totalement désemparées devant une telle situation.

Persuadée qu’il avait mal, j’étais extrêmement angoissée. J’ai demandé l’avis de mon pédiatre. Il n’était pas inquiet, Léo ne souffrait ni de reflux, ni de constipation, ni d’intolérance au lait… Il n’y avait rien de grave. Il n’avait pas de maladie.

Grosse découverte… Il m’a aussi expliqué qu’après neuf mois dans le ventre de sa maman à l’abri du bruit, du froid, de la lumière, de la faim, de la douleur, il lui fallait un temps d’adaptation. « Les pleurs sont un reflet de son inconfort, voire sa douleur à être là, dans ce monde nouveau pour luiCela allait passer. » m’a-t-il dit. Il faudrait en théorie au minimum 3 mois, 100 jours…

Malgré les propos rassurants sur l’état de santé de Léo, je me sentais désemparée et épuisée. Je redoutais l’arrivée du soir car je ne supportais plus ses pleurs. Ne me sentant pas capable d’endurer une telle épreuve, je m’interrogeais sur mon amour pour lui, je me demandais si je pouvais devenir une bonne mère.

Je me rends compte aujourd’hui que j’avais tout simplement besoin que l’on m’explique ce que signifiaient les pleurs de Léo et qu’on me dise quand ils cesseraient. J’avais besoin de comprendre. Or il est extrêmement difficile de donner une explication à ces épisodes (cf Inconfort digestif et pleurs du petit enfant : de quoi parle-t-on ?). A présent les pleurs de Léo ont cessé et tout est rentré dans l’ordre.

La méthode de Priscilla Dunstan

Dernièrement, j’ai découvert une approche intéressante consistant à décoder les pleurs d’un bébé. Cette méthode développée par Priscilla Dunstan m’aurait beaucoup aidée à l’époque et devrait pouvoir constituer une bonne aide pour de nombreux parents.

Priscilla Dunstan est une australienne, violoniste et chanteuse lyrique. Elle est dotée d’une oreille absolue, mais aussi d’une mémoire auditive hors norme et de la capacité d’identifier avec précision la structure des sons. Son bébé pleurait beaucoup et alors qu’elle se voyait sombrer, elle s’est mise à utiliser ses dons pour décoder les pleurs de son nourrisson. Ayant peu à peu identifié quelques sons, elle a pu calmer son garçon de plus en plus rapidement. Elle a aussi fait le rapprochement avec ce qu’elle entendait d’autres bébés. Ils « disaient » la même chose que son fils. Son père, chercheur universitaire, l’a soutenue dans sa démarche. Après des recherches dans plus de 30 pays, ils ont acquis la certitude que tous les enfants produisent des sons similaires selon leurs besoins… ils ont les mêmes réflexes archaïques et produisent des sons par la combinaison du souffle et d’un réflexe.

 

Ecouter les pleurs du nourrisson avec les conseils de Priscilla pour les décoder permet de reprendre confiance et de retrouver la voie d’une maternité plus sereine. Alors qu’au départ, il n’est pas simple de comprendre les raisons de ces cris, tout devient rapidement plus clair.

 

On y apprend par exemple que le son « Nèh » signifie « j’ai faim » chez le nouveau-né ou que dès 6 mois, le bébé se plaint d’avoir des gaz dans le ventre en disant « Eèrh ». Priscilla Dunstan a identifié 9 sons émis par les bébés entre 0 et 4 mois qui permettent de reconnaître ses besoins et d’y répondre. « J’ai faim »,« j’ai sommeil », « j’ai un rot coincé », « j’ai mal au ventre», « je me sens seul », « j’ai soif »…

Le Dunstan Baby Language ramène le calme, avec un bébé plus cool, un attachement profond, un lien qui se construit et donc des parents plus sereins.

Voici un aperçu de cette méthode :

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